In English

Voilà quelques semaines que je ne vous avez pas donné de nouvelles administrativo-étonnantes de notre vie "d'expats" ! Et bien en voici trois qui vous permettront sans doute de mieux saisir les subtiles différences qui existent entre le système français et le système américain.

Tout d'abord, un coup de gueule sur le système de santé... La semaine dernière, alors que j'attendais le bus pour aller au boulot, j'ai rencontré une dame à mon arrêt de bus. Comme elle toussait beaucoup, je lui ai demandé si tout allait bien, question à laquelle elle m'a fait une réponse qui m'a fait changer de couleur...
"Non, ça ne va pas du tout ! Je sors d'une nuit passée aux urgences de l'hôpital car j'ai une infection aux reins. Ils m'ont gardée toute la nuit et ils m'ont remise dehors ce matin avec trois ordonnances. J'ai cinq antibiotiques à prendre. Mais je n'ai pas d'assurance et je n'ai pas les moyens de les acheter alors je ne sais pas comment je vais me soigner... Je vais peut-être aller voir mon Eglise, pour voir s'ils peuvent m'aider...".
No comment... Je vous laisse vous indigner à ma suite !

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Deuxième histoire, celle de la signature de mon contrat de boulot. Comme je viens de passer du statut de "holidays helper" à celui de "part-time sales associate" (comprenez vendeuse à mi-temps), il a fallu que je signe mon changement de statut. Cela s'est traduit par la signature de deux documents : le contrat qui stipule que je suis supposée avoir lu tout le bouquin sur les conditions de travail, mes droits et devoirs à l'Occitane ; puis le "Receipt of sexual harassment policy", comprenez le papier qui m'explique en quoi consiste le harcèlement sexuel, en quoi il est illégal, quelles sont les sanctions appliquées, etc. Autant dire que ce second document vaut son pesant d'or pour la française que je suis, pas vraiment habituée à signer ce type de formulaire... Le premier vaut aussi la lecture, surtout la phrase suivante que j'aime beaucoup et qui ferait hurler n'importe quel syndicat français :
"either I or the Company can terminate the relationship at will, at any time, with or without cause or reason or notice".
Je traduis rapidement : je démissionne quand je veux et je me fais virer n'importe quand, avec ou sans motif, avec ou sans préavis. Ca c'est du capitalisme, non ??! Evidemment, c'est le type de contrat qui est courant dans tous les magasins, pas seulement dans le mien. A noter : la bienséance veut que l'on donne un préavis de 15 jours pour démissionner, surtout si l'on veut garder de bonnes relations avec son ex-boss...


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Enfin, dernière petite brève administrative, la signature du renouvellement de notre contrat de bail. Il faut savoir qu'ici, on peut négocier son loyer avec le propriétaire, surtout quand c'est une grosse boîte gestionnaire de milliers d'appartements (on se croit un peu en résidence universitaire parfois!!). Le loyer officiel de notre appartement s'élève à 1180 dollars/mois (900 euros). Le locataire précédent avait négocie un deal de façon à ne payer que 1020 dollars/mois (780 euros) environ. On nous avait dit que les deals diminuaient au fur et à mesure du temps que nous passions dans les locaux. On s'attendait donc à devoir négocier pour garder le deal précédent. Nous sommes donc allés au leasing center pour discuter et on nous a proposé d'office le deal suivant : une réduction de 2260 dollars (1740 euros) à l'année ! D'où, une réduction de 188 dollars/mois, donc un loyer à 1001 dollars/mois au lieu de 1190 dollars/mois ! Franchement, près de 200 dollars de moins par mois, autant vous dire qu'on a signé le lendemain !! D'autant plus qu'on a appris avec stupéfaction que nos gentils voisins avaient eu un deal de 300 dollars pour l'année seulement !! A vrai dire, on ne comprend toujours pas pourquoi une telle différence entre notre deal et le leur, mais nous sommes ravis !!

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